Emma Watson dans "Interview Magazine"

Publié le par EDWIGE

Emma Watson a accordé une interview pour "Interview Magazine" dans lequel elle parle de tout sur son audition d'Harry Potter, sa relation avec Daniel et Rupert, sur la fin tournage d'Harry Potter, sur l'université où elle va étudier, sur la mode, sur ses voyages, etc...
L'article était aussi accompagné de nouvelles photos d'Emma :

Depuis que le premier Harry Potter a été publié en 1997, des millions et des millions de personnes ont rêvé d’être transportées dans l’univers Potterien. Mais ils ne savent probablement pas qu’il se trouve, en réalité, à quelques miles au nord ouest du centre de Londres – c’est dans la partie d’une ancienne usine de la seconde guerre mondiale que se déroule le tournage, aux studios Leavesden. C’est là qu’Emma Watson, connue pour son personnage d’Hermione Granger, est assise, comme la plupart du temps, perchée dans sa caravane, prenant un déjeuner à la va vite, tandis qu’elle attend pour tourner une scène dans le hangar converti en studio. Pour Watson, les séries de studios de son, de loges, et des départements d’art – alias l’Univers Potterien – ont été à la fois un lieu de travail et, de nombreuses façons, une seconde maison durant la dernière décennie. Elle a été triée sur le volet à neuf ans pour jouer l’un des personnages les plus aimés des fictions contemporaines, et depuis, elle a agi en conséquence.

Daniel Radcliffe (Harry Potter) et Rupert Grint (Ron Weasley) ont eu un emploi du temps exténuant pour délivrer les huit parties de leur contrat à un public affamé de Potter. (Jusqu’à présent, les cinq films ont déjà réalisé un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards de dollars dans le monde entier. On s’attend à ce que le sixième chapitre, Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé, fasse un meilleur chiffre). Les films, qui ont rendu Watson célèbre, ne sont pas de simples films pour enfants. Ils peuvent être relativement sombres, perturbants, ce qui, pour le personnage de Watson, signifie suivre la progression d’une gentille petite fille de parents moldus (moldus signifiant « non-magique » pour les néophytes qui passeraient par là) en une jeune femme perfectionniste et épanouie, qui frappe les méchants mais porte encore une robe boulle rose. Tandis que Watson a consacré ses années d’apprentissage aux studios Leavesden, elle ne semble pas mécontente d’avoir raté les soirées « pyjama », les boites de nuits et les matchs de football pour les répétitions, les tournages et les avant premières. Bien que maintenant elle soit finalement une adulte, la jeune fille de 19 ans a commencé à mener sa propre barque (ou, dans le cas de Watson, la Prius qu’elle a acheté l’année dernière). Elle est récemment partie de la maison familiale pour un duplex à Londres qu’elle partage avec une colocataire (sa proximité de l’Univers potterien a été un élément décisif dans le choix du lieu). Elle s’est découvert un intérêt pour la haute-couture (et c’est une nouvelle fan de Karl Lagerfeld, qui l’a récemment photographiée pour son magazine). Et, plus intéressant, (du moins pour les feuilles de chou), elle quittera peut-être l’Angleterre, cet automne, pour commencer une école de la Ivy League aux USA. Elle a également suggéré que sa carrière d’actrice pourrait prendre fin en même temps que la saga.

La vie de Watson tombe soudainement hors d’un scénario – mais ne tombe certainement pas en morceaux. Le peu de naïveté qu’elle possède tourne surtout autour de l’importance qu’elle accorde à sa célébrité. Bien sur, elle reconnait les paparazzis à l’extérieur d’un restaurant, mais elle est complètement inconsciente des avantages. Elle m’a demandé une fois s’il serait possible de lui obtenir une entrée pour un défilé de mode à Paris – elle ne pensait pas que les agents des designers étaient prêts à la prendre dans leur hélicoptère s’ils avaient su qu’elle voulait y assister. J’ai attendu une table avec elle dans son resto mexicain préféré à Covent Garden à Londres. Je l’avais prise en photo à des concerts dans des clubs de Brooklyn qui étaient tapissés de canettes de bières vides. Et une fois, nous avons joué au billard dans un pub à Londres fréquenté par des gays aux cheveux longs en blouson de cuir.

Elle semble être tout aussi heureuse à l’extérieur de l’univers Potterien que quand elle travaille dans son centre. Comme je m’y attendais, son programme est grotesque : les jours sont méticuleusement planifiés, ses rendez-vous sont souvent avant le levé de soleil, et elle est Hermione durant des jours entiers qui se transforment en semaines entières. A la différence des jeunes filles anglaises, Watson n’a jamais assisté à un traditionnel match de foot. Donc, le lendemain de ma visite dans l’univers Potterien, nous sommes allés à un match qui opposait Chelsea à Manchester. Après, nous sommes allés à son appartement, qui est au deuxième étage d’une rangée de maisons. En dépit du fait que Watson avait organisé un diner la veille au soir, l’appartement était bien rangé. Elle a préparé du thé et des sandwichs à la confiture tandis que nous nous sommes assis pour parler de Potter, Poudlard et autres.


DEREK BLASBERG : Je n’arrive pas à croire que ça soit ton premier match de football. Qu’est ce que tu as bien pu faire durant ta vie ?
EMMA WATSON :
Oh, je ne sais pas. J’ai fait ces petits films dont personne n’a entendu parler. Juste des petites productions indépendantes.
Et j’ai entendu dire que tu as organisé ton premier diner hier. Comment c’était ?
Eh bien, c’était un désastre. Pas parce que je suis une horrible cuisinière, mais parce que je n’ai pas eu assez de temps. J’ai juste pu faire la moitié d’un plat— une tourte campagnarde, qui est un plat anglais de bœuf haché —donc j’ai dû abandonner.
Est ce l’une des situations où tu aimerais avoir une baguette magique ?
Oh mon dieu. C’est la première fois, depuis que je te connais, que tu as recours à une mauvaise blague sur Harry Potter. C’est un moment triste. Mais oui, je cours après le temps. C’était comme MasterChef dans ma cuisine hier soir, l’atmosphère était tendue . . .
Avec de la sueur perlant sur ton nez et un toi respirant lourdement ?
Exactement. Mais en tant que débutante dans l’art de la réception, j’ai géré.
Quel week-end des premières fois : premier diner, premier match de foot. Quoi d’autre ?
Première fois que je travaille avec le photographe Nick Knight. C’était très sympa, très anglais.
Préfères tu travailler avec une équipe anglaise ? Quand j’ai visité le tournage de Harry Potter, la majorité des gens étaient anglais.
Eh bien, je ne dirais pas que j’ai un réalisateur préféré —ce qui ne serait pas très diplomatique. Mais une personne avec qui j’étais heureuse de travailler était Alfonso Cuarón [qui a dirigé Watson dans le troisième Harry Potter, Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (2004)]. J’ai un réel feeling avec les réalisateurs mexicains. Et j’adore Guillermo del Toro et Alejandro González Iñárritu.

C’est pour ça que tu es allée à Mexico plus tôt dans l’année ?
J’y suis allée parce que j’avais besoin de voyager et j’avais entendu beaucoup de bonnes choses sur le pays. Je n’ai pas pu voir toutes ces choses.
Bien sur que non. Une jeune fille à Mexico cela signifie vacances de Printemps ! Cancún, bébé ! Des Teq Paffs à Señor Frogs !
C’était l’endroit le plus étrange possible ! A Cancún, j’avais l’impression de me trouver dans un film américain pour adolescents. J’y étais seulement pour deux jours —heureusement mes amis et moi étions plus intéressés par notre voyage dans d’autres parties du pays. Mais j’ai vraiment pensé que j’étais dans un de ces films.
Quand j’étais au lycée, nous sommes allés à Mexico pour les vacances de printemps et c’était irréel. Avec les binoclards boutonneux qui participaient à des concours de T-shirts mouillés, et les beaux-gosses qui se faisaient les filles gothiques mais secrètement débauchées du club de théâtre.
C’est tellement excitant.
C’est ce que tu as loupé quand tu as fait Harry Potter, Emma.
Je sais. Je me sens tellement privée. Mais Cancun n’était certainement pas ce que j’ai préféré. Nous sommes allés à Ixtapa, où il y a les ruines. C’était magnifique, la partie la plus relaxante du pays. Nous sommes allés à Mexico City, ce qui était incroyable, mais un peu dangereux. Nous étions contents de partir à la fin. Et nous sommes allés à Cuba, - je voudrais dire à tout le monde d’aller à Cuba, parce qu’en dix ans c’est devenu complètement différent.
Aimes-tu voyager ?
Oui, et c’est en ça que les films aident. Avec Harry Potter, j’ai été dans le monde entier. Je ne serais pas allé à New York si jeune si je n’avais pas fait les films. J’avais 11 ans, et je m’en souviens précisément parce que c’était juste après le 11 Septembre. J’étais anéantie en regardant tous ces messages et ces dessins sur les murs.
C’est un peu dur à 11 ans.
Oui, ça l’était. Je me souviens que l’un des producteurs avait fait ce beau discours quand nous y étions, disant que c’était sûrement la raison pour laquelle Harry Potter était si populaire, particulièrement après ça, parce que les gens avaient vraiment besoin d’être exaltés et d’être transportés dans un autre endroit.

Je trouve ça intriguant que tu aies commencé ton parcours à neuf ans. Qu’est ce que tu savais sur les livres ?
Mon père avait l’habitude de me les lire avant que j’aille au lit et quand on avait de longues journées de voyage en voiture.
Donc, tu as juste répondu à une audition libre ?
Non, ce n’était pas une audition libre – ils allaient dans toute l’Angleterre pour trouver leurs personnages, et pas seulement dans les écoles de théâtre. Ils sont venus dans mon école et ont demandé si on pouvait leur envoyer un groupe de vingt enfants entre neuf et douze ans. Ils ont pris ma photo dans le gymnase de l’école et ils m’ont appelée trois semaines plus tard.
Que s’est il passé entre la photo du gymnase et le premier jour de tournage ?
C’était un long moment —huit auditions . . .
As-tu rencontrée d’autres jeunes filles qui n’ont pas été choisies ?
Oui ! Je ne dirais pas leurs noms, mais il y avait cette fille qui avait déjà fait un film avant. Je me rappelle de m’être effondrée en la voyant, j’ai pensé « Elle a déjà fait un film avant, et elle sait comment faire. Je n’ai pas cette chance.” Pire encore, une fois je suis allée au studio, et elle était là à passer l’audition avec un garçon qui auditionnait pour Harry – ce n’était pas Daniel Radcliffe. Et je me disais « Oh mon dieu, ils sont déjà amis ! Je ne pourrais définitivement pas le faire.” J’étais tellement énervée.
Je parie que ces deux là ont des photos de toi et de Daniel Radcliffe sur leurs murs maintenant !
Peut être. Mais je lui en voulais tant.
Pourquoi ? Parce que tu voulais être dans des films et devenir célèbre, ou parce que tu t’identifiais au rôle ?
J’adore les livres – je suis une énorme fan. J’ai juste senti que ce rôle m’appartenait. Je sais que ca peut paraitre fou, mais dès ma première audition, je le savais. Au début, ils m’avaient fait auditionner pour d’autres personnages aussi – mais j’ai toujours su que j’étais faite pour Hermione. Elle est venue si naturellement à moi. Peut être trop, j’étais très similaire à elle à cette époque. Bien sur, tout cela terrifiait mes parents – il y avait littéralement des milliers et des milliers de filles qui concouraient pour l’audition, et mes parents étaient anxieux de ce que je ressentirais si je n’étais pas prise.
Je suis sûr qu’ils se disaient, “Qu’allons nous lui offrir si elle n’est pas prise ? Un poney ?” 
Ils ont essayé de me faire rester réaliste – mais je ne voulais rien faire d’autre. Je voulais jouer ce rôle. C’est une jolie chose : mon père avait fait un rôti le Dimanche, et il m’a donné le bréchet, et j’ai évidemment fait le vœu d’avoir le rôle. J’ai encore le bréchet à l’étage, dans ma boite à bijou.

Ca a été un porte-bonheur très efficace. Et maintenant tu ne fais pas seulement des films, tu es devenue copine avec Karl Lagerfeld. Comment cette amitié s’est elle nouée ?
J’avais rencontré Karl Lagerfeld plusieurs fois, à des fêtes ou dans des endroits où nous ne pouvions pas parler. Mais c’était un rêve qui est devenu réalité. Nous avons passé toute la journée ensemble, et il a parlé de tout – littérature, art, science, culture moderne. J’étais totalement séduite. Je me sentais gâtée de passer tant de temps avec lui.
Maintenant tu as pas mal d’argent, est ce que tu vas tout dépenser dans la mode ?
Je n’ai jamais vraiment acheté des affaires de designers. J’ai quelques jolies choses, mais je n’ai pas vraiment l’occasion de porter de la haute couture souvent. Quand je suis dans une situation où je dois être bien habillée, j’emprunte généralement quelque chose – ce qui veux dire que je dois le ramener avant minuit, comme Cendrillon.

Quelle est la première folie que tu as faite quand l’argent de Potter est arrivé ?
Hmm . . . Je me suis offert un ordinateur portable. J’ai envoyé mon père en Toscane. Il travaille si dur, mon père, donc j’ai téléphoné à sa secrétaire et j’ai demandé quand il était libre, et j’ai réservé nos vacances. Quoi d’autre ? Oh, j’ai ma propre voiture.
J’ai vu ta voiture. Je pense que c’est très bien qu’Hermione Granger conduise une Prius. 
J’ai eu mon permis l’année dernière, et j’adore la Prius, même si mes amis disent que c’est moche. Ils disent que je conduis une brique. Et, pour être honnête, ce n’est pas la plus jolie voiture sur la route, mais c’est bon pour l’environnement. Elle est sensible et ennuyante – comme moi.
Elle est polie et efficace, comme toi. 
Oui, je suis la Prius de mon cercle d’amis.

Tu as dit précédemment qu’après Harry Potter tu n’étais pas sûre de continuer ton travail d’actrice à plein temps. Je pense personnellement que cette annonce à eu beaucoup de critiques injustifiées. Quand j’avais neuf ans, si quelqu’un m’avait demandé ce que je voulais faire pour toujours, j’aurais dit pirate, ou camion de pompier. Peux-tu imaginer que quelqu’un m’en ait tenu rigueur ?
Ha ! J’ai été un peu choquée par les réponses des gens moi aussi. Peut être parce que, pour le moment, il y a tant de personnes qui veulent devenir célèbre, donc comment voulez vous que je ne le veuille pas ? Ou, comment voulez vous que je ne veuille pas conserver cette célébrité pour toujours ? Mais je suppose que je veux juste être sûre que c’est ce que je veux. J’étais si jeune, et je ne pense pas réellement avoir compris que je signais pour quelque chose d’aussi énorme. Je veux vraiment étudier. J’aimerais vraiment essayer le théâtre. J’ai besoin de faire autre chose. Mais je dis tout cela maintenant – je suis sûre que je serais encore ici dans dix ans, en train de tourner Harry Potter 30.
Peut être pourrais tu jouer la mère de Hermione ?
Oh non ! Ca serait si humiliant ! Tu ne penses pas que les gens en aurait assez de me voir dans l’univers Pottérien à ce moment-là ?
Pas seulement ça, c’est sûrement fatiguant d’être Hermione. J’étais sur le tournage avec toi, et ce sont de longues, longues journées. A quelle heure es tu ici le matin ? 
En ce moment, nous devons y être pour 6h30 ce qui signifie qu’on vient me chercher à 5h45 environ. Nous filmons des scènes du septième et du huitième film en même temps, donc j’essaie de faire toutes mes scènes maintenant et durant l’été pour que je puisse commencer l’université en Septembre – bien qu’il semble déjà que je doive travailler aux vacances de Noël et de Mars. 
Dans les deux prochains films, tu as la plupart des scènes avec Dan et Rupert ?
Oui. Dans le dernier livre, ils ont quitté Poudlard, et ils voyagent ensemble. Ca fait du bien de commencer avec trois d’entre nous et de finir avec trois d’entre nous. L’histoire est basée sur notre amitié. 
Comment es tu avec les garçons sur le tournage ? Êtes-vous amis ?
Pour être honnête, nous nous voyons tellement les uns les autres quand nous travaillons que sortir ensemble serait trop. Je les adore, mais j’ai besoin de voir des amis en dehors du tournage. Ils sont comme mes frères et sœurs maintenant.
Vous avez tous les trois traversé cette expérience bizarre. Il n’y a personne d’autre qui puisse vraiment comprendre ce que c’était de grandir dans ces rôles, dans cette franchise, dans cette soudaine célébrité, comme vous l’avez tous les trois vécu. 
Je suis totalement d’accord avec ça, mais nous sommes trois personnes différentes aussi. Nous serons toujours importants les uns pour les autres. Mais, en même temps, après huit Harry Potter, nous serons prêts à partir et à faire d’autres choses, être avec d’autres personnes, et garder du temps pour nous même.
Peux tu imaginer le dernier jour de tournage ?
Je ne peux pas. Je serais … incontrôlable. C’est la moitié de notre vie. Ca nous a fabriqués, ça nous a formés. C’est une si grande partie de ma vie, que je suis déjà triste – et d’autant plus que l’équipe est depuis le début comme ma famille.
Comme votre chauffeur préféré, Nigel. 
Oui, j'adore Nigel ! Vous savez, il m'a conduit à ma première audition, et il m'a toujours conduit après. Il est comme mon meilleur ami - Il sait tout de ma vie. Si tu devais t'asseoir dans une voiture avec quelqu'un pendant deux heures par jours, vous ferez bien de l'aimer ! Je serais vraiment jalouse quand il conduira quelqu'un d'autre.

Nous avons parlé de ton possible départ vers les USA pour l’université. Qu’est ce qui t’as attiré à un tel point vers une université de l’Ivy League ?
Je n’ai jamais pensé que je voulais aller dans une université américaine. Quand j’étais enfant, j’aspirais à aller à Oxbridge, car c’est la que mes parents sont allés. Quand mon père m’en parle, il dit que c’est la plus incroyable des expériences.
Donc qu’est ce qui t’a amusé dans l’idée des USA ?
Eh bien, j’ai pris un cours sur Shakespeare à la Royal Academy of Dramatic Art l’été dernier, et les trois quarts des étudiants étaient étrangers, principalement des Etats Unis. J’ai commencé à leur parler de l’école où ils allaient, et j’ai respecté leur approche. Ici, je sens que la spécialisation est très étroite, contrairement aux Etats Unis, qui encouragent à être large et à choisir plusieurs sujets différents. Pour quelqu’un qui a manqué l’école autant que moi, je veux y aller et découvrir autre chose qu’ici. J’ai toujours aimé l’école – je suis une authentique intello. Je veux juste y retourner.
Qu’est ce que tu vas étudier ?
Histoire, Anglais… Je veux continuer à apprendre le français, surement un peu de politique. Je veux continuer à étudier l’art.
Je pense que tu devrais absolument consacrer une partie de tes études à ta peinture. J’ai jeté un coup d’œil à cette grande peinture que tu as faite pour ton demi-frère, qui est accrochée au-dessus de ton canapé.
Je suppose que je suis un peu timide à propos de mon art, mais j’adore peindre les gens, les expressions et les visages. J’ai toujours fait de l’art, peu de personnes le savent.
Quels artistes t’ont influencée ?
Pour ce tableau en particulier, je dirais Jenny Saville. La majorité de son travail est horrible, mais j’aime sa technique de peinture. J’aime tout ce qui a à voir avec le corps… J’adore Egon Schiele, Gustav Klimt, et Francis Bacon. Toi et moi, nous sommes allés à l’exposition de Bacon au Tate Britain l’année dernière, et j’ai pensé que c’était très émouvant.
Donc c’est une nécessité la Ivy League – comme à l’époque sur le studio ?
C’est très important pour moi de le faire. Comme je ne suis pas allée à l’école depuis juillet, je viens seulement de me rendre compte à quel point ça me manquait. Je n’ai vraiment pas le temps de me préoccuper de ça pour le moment ; et on doit vraiment se poser et réfléchir à ce genre de décisions, puis le faire. Quand je ne tournais pas, j’allais à l’école, aussi souvent que possible. Quand je tournais, j’envoyais tous mes devoirs pour être notés par mes professeurs. En grandissant, malgré tout, c’est devenu plus difficile de faire le lien entre les deux.


Grand Merci à Poudlard.org pour la traduction

Publié dans Interview

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